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Myopla, une sucess story à la française


Les atouts du Maroc, particulièrement du Nord du Royaume, ont incité Denis Marsault, un entrepreneur français, à créer Myopla. Cette entreprise, qui emploie 700 personnes et qui continue à croître, reflète le dynamisme des relations économiques entre l’Europe et le Maroc.

En 2012, Denis Marsault, un entrepreneur français, décide de quitter son pays pour créer au Maroc sa troisième aventure de business : Myopla, une société qui opère dans le secteur de l’offshoring pour les métiers de la Relation Clients et du BPO (Business Process Outsourcing). Plus de six ans après, son enthousiasme et ses ambitions n’ont pas pris une ride, encore moins l’assurance du bien-fondé de son choix. Et pour cause, Myopla, que M. Marsault a créé de zéro, affiche depuis sa création fin 2012 une forte croissance annuelle comprise entre 50 et 100 %. Myopla, ce sont aujourd’hui trois sites à Tanger (fin 2012), Tétouan (début 2019) et Al Hoceima (octobre 2017), avec 700 emplois, qui passeront en 2020 à 1000, dont 550 à Tanger, 250 à Tétouan et 200 à Al Hoceima. « Une performance qui nous positionne comme le leader dans notre activité de services au Nord du Maroc », assure M. Marsault dans une interview à BAB. Ce quinquagénaire, qui a pas mal roulé sa bosse dans des projets dans les médias comme TFI, LCI et TPS, puis dans les télécoms chez Bouygues Télécom, et enfin dans l’énergie avec ETDE, décide, au début des années 2000, de monter une société de conseils dans les Réseaux & Télécoms, qui s’est imposée rapidement comme le leader de son secteur, et sera vendue à un groupe français. Ensuite, M. Marsault dirigera, quatre ans durant, un leader français du BPO, aussi appelé externalisation des processus d’affaires, avant d’embarquer pour le Maroc, où il crée Myopla, qui n’a pas tardé à réussir un franc succès. Pourtant, cette jeune boîte évolue dans un secteur à concurrence acharnée, dominé par de grosses entreprises dont les employés se comptent en milliers. Malgré cela, Myopla a réussi à se faire une place dans ce monde impitoyable. Aujourd’hui, ses clients sont principalement de grandes entreprises françaises leader dans leurs domaines, notamment le e-commerce, la distribution, l’énergie, le voyage, les assurances et les services.


Tanger, point de convergence entre le Maroc et l’Europe


Outre un emplacement stratégique à quelques encablures de l’Europe et des infrastructures comparables à celles de la France, le secret de ce remarquable succès, M. Marsault le met à l’actif de la qualité et la motivation de nos salariés. La boîte compte, en effet, 87 % de contrats CDI, 81 % de Bac+4 et au-dessus, avec une moyenne d’âge de 28 ans, et dont pour la moitié MyOpla est un premier emploi. Interrogé sur son choix du Maroc, M. Marsault est catégorique. Le Maroc, tranche-t-il, s’est imposé comme une évidence. « Les atouts du Maroc c’est d’abord sa proximité géographique qui permet aux clients et aux équipes Myopla de se rencontrer régulièrement. Puis les infrastructures de transport, avec un aéroport qui nous permet de nous rendre en 2h à Paris, Marseille, Lyon, Nantes et Bordeaux, mais également sur notre site d’Al Hoceima en 40mn. À cela s’ajoute un réseau routier qui met Tétouan à moins d’une heure de Tanger ; et ferroviaire, grâce au TGV, qui a réduit le trajet vers Casablanca à environ deux heures. »

Tanger est donc devenue « le point de convergence entre le Maroc et l’Europe aussi bien par l’aérien, que le maritime et le terrestre », résume notre homme d’affaires. « La qualité des infrastructures Télécoms indispensables dans nos métiers n’est pas en reste. À présent, les solutions proposées par les opérateurs Télécoms au Maroc sont du même niveau que les solutions proposées en France », se réjouit M. Marsault, en notant également sa satisfaction par rapport aux infrastructures immobilières qui permettent de disposer facilement de bâtiments ultra modernes, conformes aux standards internationaux. Pour la disponibilité et la qualité des ressources humaines, troisième élément qui a aidé M. Marsault à trancher dans son choix, « le Maroc dispose d’un vivier impressionnant de jeunes diplômés et de ressources expérimentées dans nos métiers ». Pour ce qui est des critères de recrutement, Myopla exige un bon niveau de français, la maîtrise des outils informatiques et une certaine agilité d’usage des technologies. A cela s’ajoute, selon M. Marsault, un partage des cultures qui s’est transmis à travers les migrations de part et d’autre. Fort de ce succès, M. Marsault n’entend pas s’arrêter à mi-chemin. « Nous avons devant nous une année 2019 qui va être riche en actualités avec aménagement dans nos nouveaux bâtiments à Tanger Free Zone, Tétouanshore et Al Hoceima, mais également le recrutement de 300 nouveaux salariés et le lancement d’offres encore plus innovantes dans le métier de la Relation Clients », nous révèle M. Marsault qui examine déjà comment passer à 2 000 salariés dans les trois années à venir. Et faire découvrir Myopla et la région, c’est ce qu’il compte faire, avec deux visites de prospects des clients potentiels, prévues en avril et en septembre 2019. « Une visite vaut mieux qu’un long discours… », affirme-t-il.


Par Aziz Rami, BAB, mars 2019


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